Depuis des mois, la question tourne en boucle et nous fait lever les yeux au ciel, nous les pros de la communication digitale : faut-il remplacer sa Community Manager par un agent IA ?
La question subsidiaire étant évidemment : est-ce qu’un agent IA va remplacer les community managers à terme ?
Entre les annonces fracassantes, les pubs à gogo qui promettent des services de CM à 29€/mois (je ne mettrai pas de lien pour ne pas leur faire de la pub, non mais oh) et la montée globale de l’utilisation de l’intelligence artificielle pour tout – et surtout pour n’importe quoi, le doute s’installe. Chez les client·es bien évidemment, mais aussi chez nous, les pros de la communication.
En tant que freelance, je ne peux décemment pas faire comme si l’intelligence artificielle n’existait pas, que certains et certaines l’utilisaient déjà pour faire ce que moi je fais. C’est une question de lucidité et de survie pour mon métier, à mon sens.
Spoiler : si la réponse à cette question n’est ni un “oui” comme un cri du coeur ni un “non” je-m’en-foutiste, je te recommande vivement de lire cet article. Je n’ai pas l’intention de te dire “c’est de la merde” ou “dis ciao aux CM et remplace-les par un agent IA”, mais plutôt de regarder la réalité du marché du freelancing, de la com et tes propres envies d’entrepreneur·se.
Mon hot take malgré tout, c’est que l’IA ne remplacera pas les bon·nes communiquant·es (mais risque de ralentir les autres).
Si tu préfères bosser avec un humain, en l’occurence une community manager freelance même si ça veut dire devoir la payer plus cher qu’un abonnement mensuel à ChatGPT, je serais ravie de discuter avec toi !
Être Community Manager en 2026 : on est bien loin de l’image d’Épinal.
Non, être CM en 2026, c’est pas :
- poster “une jolie photo avec une légende léchée”
- répondre à 3 DM avec des smileys rigolos
- poster des stories boomerang (ça, c’était peut-être fun au début des stories Instagram en 2016, mais plus aujourd’hui)
- siroter un matcha latte depuis une plage à Bali et faire du montage entre 2 sessions de surf
Cette vision-là existe encore… surtout chez les personnes qui n’ont jamais bossé de près ou de loin avec un Community Manager freelance.
Et puis aussi parce qu’on ne compte plus le nombre de personnes qui sont charmées par des formations semi-bidons leur vendant la “vie de rêve” des digital nomad… alors que le nombre de freelances qui pourront vivre la vraie vida loca à Bali se compte sur les doigts d’une main.
Bref, revenons aux spécificités du métier de CM, de communiquant•e même. Je crois que tout ce qui touche à la communication, au marketing, au digital dans son ensemble donne l’illusion que ce n’est rien.
Rien de bien important, rien de bien utile… et rien de bien coûteux non plus (on en reparle de cette histoire de coût).
Pourtant, la réalité du métier de CM en 2026, c’est plutôt ça :
(attention, ici je regroupe sous “CM” un panel large de spécialistes de la communication digitale, y compris les Social Media Manager, les Content Managers et donc les Community Managers, c’est pour simplifier mais si tu veux en savoir plus, ma business friend et mentor Lucie a écrit un super article sur les différences entre Content Manager et Community Manager).
- passer des heures à paramétrer des comptes sur les réseaux sociaux, batailler avec Meta et ses process catastrophiques
- concevoir un semblant de stratégie de contenus (ou une bonne stratégie de communication 360) tout en tentant de faire comprendre au client pourquoi on commence pas direct à poster
- se plonger dans le domaine du client qui peut ne rien avoir à voir avec ton domaine à toi et te demander un sacré travail de compréhension de son métier, de ses contraintes, des comportements de sa cible
- analyser des kilomètres de données, surveiller constamment l’évolution du travail qu’on réalise
- traduire une direction éditoriale et stratégique parfois dense, intense et complexe en contenus compréhensibles qui correspondent avec les attentes de la cible et avec les codes des réseaux sociaux
- arbitrer constamment entre visibilité, engagement, image de marque et objectifs business
➡️ Ce décalage de perception (entre nous les CM et autres communiquant·es et les autres entrepreneur·ses qui sont pas du milieu) nourrit forcément la peur du “grand remplacement par l’intelligence artificielle”.
Le CM du futur remplacé par un agent IA : fantasme ou réalité ?
La progression de l’utilisation de l’intelligence artificielle chez les entrepreneur·ses.
Oui, c’est indéniable, ça progresse vite. Même trop vite pour que j’arrive à tout suivre, perso.
Oui, une partie des contenus publiés en ligne est déjà produite par l’intelligence artificielle en 2026. Une étude récente indique que 63% des personnes interrogées affirment utiliser l’IA pour la création de contenus textuels.
Oui, alimenter les outils d’intelligence générative avec des prompts créatifs pour poster sur les réseaux sociaux sans se casser trop la tête, est devenu monnaie courante. Une étude regroupée par We are social montre que l’activité “générer des idées” arrive 6ème sur la totalité des activités que font ces outils pour nous les humains. La “créativité” arrive elle en 9ème place et a même gagné 18 places en 1 an.
Oui, il existe des agents IA capables de créer, publier, monter et analyser des contenus.
Mais il faut remettre l’église au milieu du village : automatiser une tâche bien précise selon un process, c’est pas tout à fait la même chose que remplacer la totalité d’un métier.
Un agent IA bien pensé peut certainement :
- proposer des idées de posts en abondance
- générer des légendes calibrées
- analyser des performances
- optimiser un planning
Mais est-ce qu’il peut vraiment (et de manière pertinente) :
- comprendre finement les enjeux de ton métier ou marché
- capter les non-dits de ta cible
- prendre une décision stratégique dans un contexte flou
- incarner une voix, une posture, une tonalité précise (sans que tu le nourrisses)
- prendre la responsabilité de ta communication digitale
Je suis vraiment pas sûre. 🤷🏻♀️
N’oublions pas que l’IA fonctionne avec des bases de données, tout ce qu’on lui fournit est ensuite ressorti sur un plateau d’argent et on se dit “wahou, c’est super intéressant”… alors que si on s’était fait confiance, on aurait aussi eu la même idée (voire une meilleure), parce qu’au fond c’est rien de plus que le jus de notre cerveau (le notre, et celui des millions d’utilisateur·ices). Et ça, c’est un autre problème.
Le problème avec l’IA : elle te donne ce que t’as envie d’entendre… même si c’est faux.
Les outils d’intelligence générative, c’est comme ce pote qui veut pas trop se mouiller, qui va tout le temps dans ta direction et que t’as envie de secouer comme un prunier pour qu’il te dise ce qu’il en pense VRAIMENT.
Sa première réponse naturelle (sauf paramétrée autrement, et encore) ira toujours dans ta direction. Elle te brossera dans le sens du poil. Elle valide, elle structure ses arguments autour du concept que t’as forcément une bonne idée ou raison. Elle te rassure.
Fais le test dès maintenant. Ouvre une nouvelle conversation sur l’outil que tu préfères et demande lui “est-ce que telle stratégie est bonne ?”.
Elle t’expliquera pourquoi oui, ta stratégie est bonne en 12 points.
Et si tu lui dis que tu sais que c’est pas une bonne stratégie parce que telle ou telle raison, elle va changer de bord et te dire, toujours en 12 points, pourquoi c’est pas la stratégie de l’année.
Une vraie girouette on a dit.
Une intelligence artificielle n’a pas de sens critique, pas d’expertise propre à part le recyclage de matière grise venant de toi et moi. Si tu ne fais que l’écouter h24, tu peux vite avoir l’impression d’être brillante. D’être sur le point de pondre une idée révolutionnaire ou une offre inédite sur le marché.
Mais dès que tu creuses un peu, que tu grattes la surface, mamma mia, y a rien qui va. On a la sensation d’être face à une machine de savoir alors son unique tâche c’est de vomir des trucs qu’elle n’a pas la capacité de vérifier ou de juger.
T’as peut-être la sensation qu’elle est dotée d’une bonne capacité d’interprétation mais ce n’est que la poudre de perlinpinpin (j’espère que t’as la réf). Tout ce qui sort de ses réponses a déjà été formulé, dit, écrit ou pensé, rien de plus. Ce n’est pas moi qui le dit pour “défendre mon métier de CM à l’ère de l’IA”, c’est Yann Lecun dans cet article sur l’illusion de l’intelligence artificielle. C’est là que ça pose un vrai problème d’éthique.
En 2026, la vraie compétence que doivent avoir toutes les entrepreneuses, c’est pas de “savoir l’utiliser”, mais plutôt de savoir quoi lui confier et surtout savoir QUAND ne pas l’écouter.
Ok, on fait une mini-pause parce que j’arrête pas de blablater.
Tu dois te dire, ok mais concrètement, “est-ce que l’IA peut faire le taff de ma CM” ? Ou si t’es une CM en panique, “est-ce que l’IA va me remplacer ?”
On y vient ! Prends une gorgée d’eau et on s’attaque aux choses sérieuses.
Le Community Manager freelance, un métier en voie de disparition à l’ère de l’IA générative ?
L’IA générative pour les entrepreneur·ses : pas le seul obstacle au métier de Community Manager freelance.
Avant son arrivée en masse, on prédisait déjà la mort du métier de Community Manager freelance, parce que « tout le monde pouvait le faire » et parce qu‘à force d’être trop nombreux et nombreuses dans le domaine, on finirait par faire diminuer la valeur de notre travail.
En tant que Community Manager moi-même, ce serait malhonnête de nier que la concurrence sur notre marché est de plus en plus forte.
Quand je me suis lancée en tant que freelance en community management en juillet 2023, le marché était déjà saturé. Des community managers, y en avait des milliers, surtout depuis le covid qui avait rebattu les cartes des métiers de la communication et du marketing (j’en sais quelque chose puisque j’ai galéré pendant 1 an avant de trouver un CDI). 🙃
Bref, revenons-en à nous moutons.
Le marché du community management est saturé et fortement sous pression depuis quelques années. À la fois parce que n’importe qui peut se déclarer CM aujourd’hui. Qu’on ait suivi des études en communication ou une formation en content management… ou rien du tout. Qu’on devienne CM pour la rigueur du métier, la vie à 100% à l’heure, les projets qu’on permet de faire fleurir… ou pour siroter un cocktail depuis Dubaï.
Alors quand l’IA générative a débarqué, laisse-moi te dire qu’elle a certes rebattu les cartes, mais elle a pas changé la face du monde non plus.
Y avait déjà des très mauvais CM à l’époque (on dirait que c’était y a 40 ans, mais que nenni, juste il y a 4 ans !). Des CM qui pompaient tous leurs contenus sur ceux des autres, qui répétaient les contenus d’un client à un autre, qui manquaient d’inventivité ou de créativité… bref, comme dans tous les métiers hein !
Devenir un bon Community Manager en 2026 à l’ère de l’IA générative.
En 2026, les Community Managers vont devoir retrousser leurs manches pour clarifier leur cible de coeur (on parle pas juste de se nicher, mais bien de s’assurer de concentrer leurs efforts sur une cible qui leur parle), adapter leurs offres, assumer leurs tarifs et sortir du modèle classique du “je fais tout pour tout le monde pour le prix d’un café”.
Ce travail n’a rien d’agréable, je le conçois (et je dis ça parce que c’est aussi la direction dans laquelle je vais), mais c’est nécessaire pour s’assurer d’avoir toujours sa part du marché.
Y a une expression un peu vulgaire qui me vient en tête pour résumer ce que nous, les CM, allons devoir faire désormais. Ça ressemble à un truc comme “se sortir les doigts du…”, si tu vois ce que je veux dire. 😇
En 2026, hors de question de remettre la faute uniquement sur le contexte extérieur :
- la crise économique, politique, géopolitique (même si on est bien d’accord que la conjoncture globale aide pas trop trop)
- les budgets des clients qui se cassent la gueule – la faute à qui ? (la montée en puissance de l’IA qui rend tout accessible pour une bouchée de pain, la méfiance des entreprises envers des freelances peu scrupuleux·ses, la conjoncture – again)
- l’attention portée à la communication et au marketing qui réduit, parce que tout un chacun a l’impression de pouvoir faire soi-même ou de pouvoir déléguer à sa petite nièce de 12 ans qui sait “poster des photos sur Instagram” (sic)
- la concurrence des autres CM qui font « toujours tout mieux que nous », qui sont hyper à l’aise, qui décrochent des contrats qui nous font rêver
En tant que freelance, et je dirais même plus (pour qui je me prends, on dirait les Dupond Dupont), en tant qu’entrepreneur et entrepreneuse, notre business dépend de NOUS. Uniquement de nous. De notre capacité, chaque jour où le soleil se lève, à faire 1% de plus ou de mieux que la veille.
Les CM qui survivront à cette usage massif de l’IA sont ceux qui seront prêts à bousculer leurs propres codes, à renforcer leurs expertises, à mettre l’accent sur leur éthique de travail et leurs compétences. Ils ont intérêt à devenir expert dans un domaine en particulier et à capitaliser là-dessus pour se démarquer.
Faut-il remplacer sa Community Manager par un agent IA en 2026 ?
La vraie réponse, c’est un truc qui va pas te plaire.
Ça dépend. 🤷🏻♀️
De ce que tu attends vraiment de ta communication.
De l’éthique de travail qui est la tienne.
Du budget que tu es prêt·e à investir.
Si tu aimes travailler avec des humains, l’IA ne fera que te desservir.
Je sais pas toi, mais je me vois pas passer 40h par semaine, devant mon ordi, avec comme seuls « prestataires » mes conversations avec ChatGPT ou Claude. L’entrepreneuriat c’est déjà une voie hyper solo, c’est pas pour supprimer le peu de joie de bosser avec des humains ou le peu d’interac.
Y a maintenant un an, j’ai délégué la création de petits stickers personnalisés pour utiliser sur mon site, mes visuels Instagram… Et ça aurait été super saugrenu de demander à une IA de le faire pour moi, c’est pour ça que j’ai délégué à Aly la nuit.
Pourquoi, tu me diras ?
Parce que :
- je voulais un regard créatif extérieur
- je voulais quelqu’un qui comprenne mon univers, ma vibe, mes références… sans que j’ai à lui écrire des pavés
- je ne voulais pas faire toutes les recherches moi-même
Si j’avais choisi l’option IA, il aurait fallu que j’y passe des heures rien que pour :
- faire moi-même les recherches (style, esthétisme, mélange des couleurs…)
- faire confiance à mon sens esthétique (spoiler : c’est pas mon métier)
- me renseigner sur l’utilisation légale prévue pour des visuels générés par IA pour un usage commercial (les ennuis commencent souvent là)
- passer du temps à demander des modifs, apporter d’autres infos, hésiter, ajuster…
Et tu sais quoi, ça m’aurait tellement gonflée que j’aurai abandonné (sans parler du fait que ChatGPT est vraiment moins sympa et créatif qu’Aly).
Mais en fait, c’est ça aussi qui me fait lever les yeux au ciel quand on me dit, en appel découverte ou en DM, qu’on va préférer demander à l’IA « parce que ce sera plus simple et moins cher ».
Plus simple pour qui ?
Et moins cher à court terme, peut-être. Mais certainement pas plus stratégique ou efficace.
L’IA comme CM du futur : l’illusion du confort… jusqu’au crash.
Moi j’ai adopté un principe très simple.
Si tu préfères t’isoler dans un coin et te reposer uniquement sur l’IA pour le business, ça me va.
Juste, viens pas chercher de l’aide en DM parce que ça fait 6 mois que tu fais confiance à Gemini pour animer ton compte Instagram et créer des posts et t’as 0 résultat. 🤷🏻♀️
L’IA fait exactement ce que tu lui demandes, ni plus ni mieux.
Elle n’assume aucune responsabilité sur tes résultats.
Elle ne peut pas se glisser dans la peau de ton audience pour comprendre ce qui cloche sur le compte.
Elle va pas t’envoyer des messages pour te proposer toute seule comme une grande des solutions aux problèmes que tu rencontres.
Encore une fois, prendre une IA comme CM, c’est un choix qui t’es propre. Mais il n’est pas sans son lot de conséquences et de responsabilités.
Le choix du prestataire (CM humain ou agent IA) dépend de ce que tu attends de ta communication.
La vraie question de fond, ce n’est pas « est-ce que l’IA PEUT remplacer un community manager ? ».
Mais plutôt, pourquoi tu communiques ?
Si ta communication se résume à :
- être présent·e (mais pas actif·ve)
- poster parce que c’est la norme
- accepter de retrouver des copiés-collés de petits bouts de textes à toi chez les autres (et vice versa)
- remplir un feed sans penser à la stratégie
- faire grimper son nombre d’abonné·es de manière plus ou moins douteuse
- faire le minimum d’efforts mais espérer le max de résultats
Alors oui, un agent IA peut certainement te suffire.
Pourquoi payer un community manager 500€ par mois quand tu peux payer un agent IA à 29,99€ ?
Quelle bonne question Jamy !
Cette question revient tout le temps et peut facilement nous mettre mal à l’aise, nous CM face à des prospects un peu trop à l’aise (tu vas voir un médecin en lui demandant pourquoi il est plus cher que ChatGPT, toi ? Moi non, perso !).
Mais la réponse c’est que pour un agent IA à 29,99€ (ou peu importe le tarif), ce que tu paies réellement, c’est ceci :
- des frais d’abonnement
- un outil construit de toute pièce
- une capacité d’exécution
- une automatisation de tâches (par exemple : débiter des légendes de carrousels plus vite que Lucky Luke tire avec son arme)
Mais ce que tu ne paies pas, c’est tout ce qui fait la différence dans ta communication et dans sa pertinence sur ton marché.
- la compréhension fine du business qui est le tien (et pas celui du voisin)
- la lecture entre les lignes (on a tous des trucs inavoués)
- l’adaptation en temps réel
- la prise de décision stratégique
- la responsabilité des choix faits
- l’intelligence relationnelle (hyper important)
- l’éthique (la fameuse)
- l’expérience terrain
Parce que quand tu débourses 500€ par mois (ou peu importe le tarif, once again) pour bosser avec un CM (qualifié on s’entend), tu ne paies pas juste « des posts ».
Tu paies pour :
- des années d’expériences
- des formations suivies, des diplômes obtenus (dans mon cas, un Master en Commerce et Marketing International, une certification professionnelle de webmarketing et une formation de content management)
- des erreurs qu’il va t’éviter parce qu’il en connait les conséquences pour les avoir déjà faites
- une capacité à te dire « non » quand une idée est mauvaise (là où l’IA te brossera toujours dans le sens du poil)
- un regard critique
- une lucidité sur le marché en temps réel
- et puis des trucs genre les droits humains, le droit du travail, le respect de la propriété intellectuelle 🙃
Et surtout, tu partages la gestion mentale et opérationnelle de la communication avec quelqu’un qui peut prendre le relai. Qui, en cas de fatigue, maladie, absence, peut continuer de bosser sans avoir besoin de toi. Engager un CM, c’est travailler avec un véritable partenaire.
En résumé :
- si tu veux du moins cher, rapide, standardisé et que t’es ok avec l’éthique de l’IA : l’IA est imbattable.
- si t’aimes bosser avec d’autres humains, que tu veux une communication cohérente, à ton image, responsable et durable, call me pour discuter de communication digitale et réseaux sociaux.
Ce n’est pas un discours anti-IA. C’est juste la réalité du marché, analysée par une CM freelance qui se sert parfois de l’IA mais qui comprend pas trop comment on peut se résoudre à s’entourer de machines et de robots sans âme. 🤷🏻♀️
Si j’peux me permettre d’en rajouter une petite couche sur le sujet, je pense que les entrepreneur·ses qui ont fait le choix massif de l’IA pour tout (et surtout n’importe quoi) vont en revenir. Ils vont finir par être déçus.
Marion Taillefer, Coach Business pour les créas en a justement parlé dans une super vidéo sur la pseudo « liberté » des clients qui n’ont pas de goût. Bosser avec un humain, c’est aussi avoir un garde-fou qui veille sur toi et ton business.
Et puis, et alors là je t’avoue que ça me laisse comme deux ronds de flan, Adam Mosseri (le big boss d’Instagram) a récemment annoncé un retour en arrière. En mode la boucle est bouclée. Selon lui, nous les humains, avons tellement abusé de l’IA dans nos contenus, qu’il en devient vraiment difficile de différencier le vrai du faux (l’IA du pas-IA).
Instagram s’apprête donc à revoir sa méthode de détection des contenus IA, du tri des contenus pour valoriser les contenus humains, créés grâce à des humains pour des humains. Tiens tiens.
- Les 7 prédictions social media 2026 qui vont transformer ta façon de faire du business en ligne.
- Publier moins sur Instagram tout en maximisant ses résultats : l’atout d’une stratégie de communication 360.
- Être Community Manager en 2026 : faut-il remplacer sa Community Manager par un agent d’intelligence artificielle ?






0 commentaires