Est-ce que Facebook vaut encore le coup pour les entreprises en 2026 ? Le guide sans langue de bois.

Récemment je me suis mise à penser à mon pauvre compte Facebook de Community Manager freelance qui meurt à petit feu dans son coin.

Et à l’approche de la journée mondiale sans Facebook (le 28 février 2026), je trouvais ça intéressant de se faire un petit focus sur l’intérêt de Facebook pour les entreprises en 2026 : est-ce que ça vaut le coup de penser une stratégie de contenus spécifique ? Est-ce que Facebook est complètement inutile ou est-ce que tu peux y trouver un eldorado secret ?

(si jamais tu te demandes comment ça se fait que je sache qu’il y a une journée mondiale sans Facebook chaque année, c’est parce que tu n’as pas lu mon article sur les marronniers marketing 2026 pour les entrepreneuses).

État des lieux : Facebook ou le rôle du vieux sage indéboulonnable des réseaux sociaux.

Il est loin le temps où Facebook avait la côte, où c’était “hype” de faire des posts à la 3ème personne genre “Maud se sent heureuse” (tu vois ce que je veux dire #2011). On avait un petit côté mégalo à l’époque non ?

Bref, le fond du sujet c’est : à quoi ça sert Facebook aujourd’hui et surtout est-ce que Facebook a un intérêt pour les entrepreneurs et entrepreneuses en 2026 ?

Parce qu’en 2026, Facebook n’a plus rien de “cool”, c’est plus LE réseau qu’on zieute au réveil. D’après une étude menée par Metricool sur les statistiques de Facebook en 2025, 72% des Millenials (donc la génération 1981-1996) utilisent Facebook au moins 1 fois par mois. PAR MOIS.

Les réseaux qu’on regarde, les yeux encore tous collés dès le réveil, nous autres Millenials et Gen Z (team 97 pour ma part), c’est plutôt Instagram ou TikTok. Bein ouais, rien de mieux que de commencer à scroller de manière intempestive à peine les lunettes posées sur le bout du nez (#bientôtlatrentaine). 🙃

Malgré ça, Facebook semble garder une longueur d’avance avec plus de 3 milliards d’utilisateur·ices en janvier 2025, ça en fait le premier réseau social mondial au vu du nombre d’utilisateur·ices actif·ves. Parallèlement, une étude très sérieuse réalisée par We are social en début d’année 2026, montre qu’en 2025, Facebook a été le 3e site le plus visité au monde, juste après Google et Youtube.

Malgré tout, Facebook c’est devenu le réseau qu’on délaisse, un peu par défaut, un peu par lassitude ou parce qu’on sait pas trop quoi en faire. 🤷🏻‍♀️

Selon la dernière étude de Swello sur le métier de Community Manager, c’est même LE réseau que les entreprises ont le plus envie de délaisser (avec 38,9% d’intentions de dire ciao, juste devant X - essentiellement pour le coup pour des raisons d’éthiques vis à vis du rachat par Elon Musk).

Mais la question c’est, vouloir partir de Facebook c’est une chose, mais comment le faire sans y perdre des plumes ?

Pourquoi tout le monde a envie de quitter Facebook ?

Soyons honnêtes deux petites secondes, le désamour pour Facebook est bien réel et ce pour plusieurs raisons (à mon humble avis) que je te liste juste en dessous ! 👇🏻

Facebook est devenu le hot spot des boomers en mal de vie d’amour.

On ne peut pas nier aujourd’hui l’image profondément Boomer qui colle à la peau de "Face de Book" depuis que la génération de nos parents a commencé à trouver ça “swaaaag” de se créer un compte, et que c’est devenu tout sauf une safe place pour nous, les jeunes générations digital native.

Facebook aujourd’hui, c’est le paradis des pages de gifs et gags à la noix qui font rire les générations X et les baby-boomers à gorge déployée, souvent sur des trucs que nous on trouverait limite-limite.

C’est aussi l’eldorado des contenus générés par IA, les fameuses “boomer traps” qui font croire à nos darons que “si si, je te jure ce pâtissier a bien réalisé un cygne en burger”. Mais oui, et la marmotte elle emballe les chocolats dans du papier alu. 😅

Facebook c’est aussi le terrain de jeu favori des personnes les plus grincheuses de la planète, qui passent leur temps - forcément, quand t’es à la retraite t’as que ça à faire apparement - à commenter des contenus qui ne les concernent pas et à donner leur avis sur tout. C’est fou pour une génération qui nous appris à “ne rien dire si on a rien de gentil à dire”. 🙃

Alors forcément, pour des freelances comme moi ou des entreprises qui ciblent les jeunes générations ou d’autres entreprises, Facebook ne revêt pas un intérêt hyper stratégique, surtout si c’est pour se retrouver avec Micheline 69 ans qui croit que c’est le lieu pour étaler ses réclamations sur ses achats Temu… (on souffle).

Une portée organique dans les choux, par rapport aux mastodontes des réseaux sociaux.

Quand on publie sur un canal de communication en tant qu’entreprise, le but recherché tourne autour de la visibilité, de l’engagement ou de la conversion. On veut se faire connaître, qu’on parle de nous, qu’on nous partage ou nous recommande et qu’on achète chez nous.

Alors quand un réseau social mythique comme Facebook a vu sa portée organique chuter drastiquement ces dix dernières années, ça donne envie de faire ses valises et d'aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs (pas toujours).

Une étude menée par Metricool sur Facebook en 2024 concluait que les publications sur Facebook généraient -5,31% d’engagement, -9,25% d’interactions et -4,03% d’impressions (là où, étonnement les réels Facebook étaient partout dans le vert).

Alors, tu me diras “ouais mais -4% d’impressions (donc de portée organique), c’est rien".
→ C’est sûr, c’est pas “grand chose” quand on regarde la donnée brute. Mais cette baisse en 2024, c’est pas la seule ! Depuis 2012, chaque année les statistiques de portée organique, d’engagement et d’intérêt sont dans le rouge pour Facebook !

Le constat est clair : les utilisateur·ices participent moins sur Facebook. Iels consomment moins, partagent moins et passent moins de temps sur Facebook. Le seul format qui tire encore son épingle du jeu, c’est les réels (certainement un rapport avec la possibilité de faire défiler les vidéos comme sur Instagram ET l’aspect nouveauté qui attire).

Metricool conclut son étude en disant ceci : “pour la deuxième année consécutive, on observe une baisse de 56,55% des statistiques d’interaction”. C’est pas rien !

La multiplication des canaux de communication est devenue un travail à temps complet.

Entretenir un réseau qui fonctionne pas de ouf quand on est déjà présent·e sur Instagram, Linkedin ou TikTok et qu'ils nous apportent, eux, des résultats concrets, c’est peut-être pas le meilleur smart move.

Parce que quand on veut avoir une présence digitale cohérente et stratégique, on envisage d’adapter ses messages de communication aux codes de chaque plateforme. Ça demande un travail d’adaptation, de compréhension de l’audience qui nous suit et de ses préférences en termes de contenus.

Donc forcément, les entreprises ont bien compris que si elles n’avaient pas une communauté super investie ou un intérêt particulier à communiquer sur Facebook, peut-être qu’elles pouvaient délaisser la plateforme sans prendre trop de risques.

Malheureusement, ce n’est pas parce que tout le monde quitte Facebook, que tu devrais le faire aussi pour ton entreprise, que tu sois une PME, une TPE ou une entreprise unipersonnelle.

Pourquoi abandonner sa page entreprise Facebook est souvent une fausse bonne idée.

Je sais, la tentation est grande de faire “table rase” et de dire ciao au Zuck (Mark Zuckerberg, le big boss de Meta dont font partie Facebook, Instagram et Whatsapp) et ce pour différentes raisons comme on a vu juste avant.

Certains et certaines l’ont déjà fait, par le passé ou très très récemment comme Thomas Burbidge qui a annoncé son départ des réseaux sociaux.

Mais avant de cliquer sur le bouton “autodestruction”, laisse-moi te donner mon avis de bras droit marketing et communication.

À mon sens, supprimer Facebook en 2026 c’est soit une idée de génie soit l’occasion idéale de se tirer une balle dans le pied. Tout dépend de ton activité, de ta dépendance à de nouvelles vagues de prospects et à la structure même de ton acquisition. Je m’explique !

L’ancrage local : le premier réflexe en dehors de la vraie vie (ou IRL : In Real Life pour les newbies).

Si tu as une boutique physique, que t’es indé et que tu possèdes un local dans lequel tu accueilles ta patientèle, clientèle ou que t’es freelance et que tu bosses avec des entreprises autour de chez toi… je suis pas certaine que quitter Facebook soit ton meilleur smart move.

Quand tu es dans l’une ou l’autre de ces situations, Facebook est souvent ton meilleur allié.

Pour beaucoup de personnes, Facebook est encore un outil de recherche. Avant d’aller sur Google, on va aller voir ta page Facebook pour vérifier tes horaires, tes avis clients ou juste voir tes actualités (d’où l’importance d’avoir une page ET de la mettre à jour régulièrement).

De plus, et c’est là le nerf de la guerre, les groupes Facebook sont d’une puissance inestimable. C’est là que se joue ta réputation, ton bouche à oreilles et les vraies recommandations. Avec une page pour ton activité, tu peux communiquer toi dans des groupes selon les sujets ET tu peux aussi être tagguée sous des publications ou dans des groupes qui ont des intérêts communs.

Ça veut pas dire que tu dois t’empêcher de supprimer Facebook de ta stratégie social media, mais ça doit pas être un choix fait sur le pouce juste parce que t’aimes pas l’algorithme ou l’ergonomie de l’application.

La machine à leads que représente Meta Ads.

On va pas se mentir, l’outil publicitaire Meta Ads a de très beaux jours devant lui. En fonction de certains critères, Meta est un mastodonte en ce qui concerne la publicité et la sponsorisation ponctuelle de contenus.

Déjà, comme on l’a vu plus haut, parce que l’audience sur Facebook est massive : +3 milliards d’utilisateurs et utilisatrices actifs par mois. C’est clairement non négligeable ! Même si, on est bien d’accord, ça ne représente pas ton vivier de prospects.

Meta Ads est un véritable levier business notamment parce qu’on peut travailler son ciblage précisément. Alors oui, ça demande quelques connaissances techniques mais ce n’est pas insurmontable.

Pour en savoir plus sur l’intérêt ou non de diffuser des publicités sur Facebook pour ton activité, je t’invite à consulter cet article sur les ads Meta réalisé par Metricool.

Même avec un petit budget, tu peux transformer ta page Facebook en un super levier d’acquisition.

Ta cible n’a pas forcément délaissé totalement Facebook (même si c’est ton cas).

Tu penses peut-être que tout le monde est sur TikTok, Threads ou encore Instagram et que Facebook ne sert plus à rien. C’est faux.

Les +35 ans, c’est la cible qui a le plus de pouvoir d’achat aujourd’hui. Donc les Millenials, la génération X et les baby-boomers, si tu les cherches, ils sont sur Facebook. Ils y ont leurs petites habitudes et y reviennent toujours parce que c’est généralement le premier (voire l’unique) réseau social qu’ils ont appris à utiliser et qu’ils maitrisent (à peu près…).

Alors si tu as dans le viseur cette tranche d’âge et ce profil d’acheteur - qui valorise le pragmatisme, fait attention à ses ressources et préfère des achats réfléchis, tu devrais pas forcément lâcher Facebook de si tôt.

Si ta cible, comme moi, c’est d’autres entrepreneurs et entrepreneuses, je te mets dans le même panier : Facebook peut encore avoir un rôle à jouer. T’imagines pas le nombre de demandes (certes pas toujours qualifiées, faut faire le tri) pour des graphistes, webdesigners, accompagnants, coachs, commerciaux, VRP, et autres métiers dans les groupes Facebook.


Mon verdict de bras droit marketing et communication ?

Facebook n’est pas aussi mort qu’on veut bien te le faire croire (pour que t’ailles sur une autre plateforme que tu maitrises pas et qu’on a une formation à 999€ à te vendre but whatever).

Facebook c’est pas forcément l’outil le plus utile de tes canaux mais c’est peut-être le plus constant.
Moins de fonctionnalités qui changent tous les 4 matins (coucou Instagram 👋🏻).
Moins besoin de spontanéité (coucou Threads ou X 👋🏻).
Mais plus de proximité et de portée payante.

Tu peux y construire une crédibilité locale efficace en comptant sur les groupes, les pages professionnelles et la segmentation géographique des Ads.

Et si en revanche, tu veux tester ce que ça ferait un monde sans Facebook, tu peux le faire le 28 février (journée mondiale sans Facebook). C’est une excellente idée pour tester ton détachement face aux différentes plateformes de l’empire Meta.

→ Comment je sais que le 28 février c’est la journée mondiale sans Facebook ? J’ai écris un article sur les marronniers et dates clés marketing 2026, je te laisse y jeter un oeil !

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Hello, moi c'est Maud 🌸
Je suis Community Manager freelance et j'accompagne les femmes entrepreneures à utiliser leurs réseaux sociaux comme tremplin pour leur activité professionnelle.

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Hello, moi c'est Maud 🔮

Je suis Community Manager freelance et j'accompagne les entrepreneures à faire de leurs réseaux sociaux de véritables tremplins pour leur business grâce à une stratégie de contenus pertinente, sur-mesure & efficace !

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